dimanche 8 décembre 2013

Du nouveau ! (Ah quand même)

Bonjour à tous,

Nous sommes de retour sur le blog après une longue absence !

Depuis le dernier post il y a eu beaucoup de changement chez nous, en positif ;-) 

Au niveau de l’équipement de la maison nous avons gagné une étoile grâce à la générosité des volontaires et des expats. La maison est désormais dotée d’un magnifique canapé en bois et mousse (qui fait un peu mal au fesse au bout d’une heure) et d’un frigidaire de marque siemens (s’il vous plaît) ! 

La maison a aussi un nouveau membre avec l’arrivée d’une petite chatte appelée Souksouk ! Pour le ménage c’est assez pratique car elle dévore les grillons et araignées qui s’aventurent à sa portée.

L’hôpital dispose aussi une « nouvelle » voiture que je peux utiliser pour mes déplacements dans la ville et aussi pour les sorties. Facile de nous reconnaître en ville car c’est la seule Peugeot 205 rouge… surnommée aussi la Fuego (à tord) ou la Ferrari (à raison). C’est un peu improbable de trouver ce modèle à N’Djamena et c’est vrai qu’elle n’est pas toujours adaptée aux routes de la ville mais cela apporte quand même beaucoup de liberté pour les déplacements pro et aussi pour les week end. Et je peux enfin goûter aux joies de la conduite dans la ville ! J’ai un peu l’impression d’être un Toad au milieu des Bowser et Donkey Kong (référence à Mario Kart) mais je commence à connaître le style de conduite à adopter. En bref il ne faut jamais relâcher son attention une seconde car n’importe quoi peut surgir sur la route : motos, piétons, chien, chèvre, vache ou (plus rarement) dromadaires. Pour le moment le compteur totalise 700 km avec moi au volant et pour le moment aucun problème… je touche du bois.

Last but not least, j’ai un nouveau travail en plus de la pharmacie car je m’occupe de la gestion de deux centres de santés ouverts par l’hôpital en octobre. Le projet de lancement est supporté par le fond de développement de l’Union Européenne (ce qui veut dire des sous en échange d’une bonne compta). Pour notre association c’est l’élément essentiel de sa stratégie de « Santé Intégré ». Comment vous ne connaissez pas la Santé Intégrée ?!? 

« Des centres de santé sont répartis sur une vaste zone afin d’êtres accessibles facilement par les malades. Des techniciens de santé traitent les pathologies communes, assurent les vaccinations, les visites prénatales, les visites des enfants de 0 à 5 ans... Dans les cas complexes ou graves les patients sont référés à l’hôpital. Le Programme de Santé Intégré par rapport à un système classique (hôpital et dispensaires déconnectés) permet d’apporter à un plus grand nombre de malades des soins préventifs et curatifs efficaces. Ce système est aussi économiquement très intéressant, permettant de guérir à un coût moyen très bas (de 1,1 € à 4,5 €) 90% des malades dans les Centres de Santé, plus proches que l’hôpital où dans tous les cas le coût est 50 fois plus élevé. » (Extrait de ma très belle plaquette sur l’asso ;-)  )
Et le meilleur dans l’affaire est que ces centres peuvent s’autofinancer après quelques mois ! Je pensais qu’il serait difficile d’appliquer ce système de brousse à un milieu urbain mais finalement les besoins sont similaires et la banlieue de N’Djamena… c’est un peu la campagne. 
Cette nouvelle fonction apporte beaucoup d’intérêt à ma mission car la pharmacie commence à tourner tranquillement et le travail devenait un peu monotone. 

En parlant de monotonie, la routine s’est installée peu à peu, l’ennui aussi parfois. Cela laisse le champ libre à la nostalgie et au manque de votre contact avec vous tous resté en France… j’imagine que c’est le lot de nombreux volontaires. 
Mais la santé va bien en tout cas (mis à part quelques problèmes avec la nourriture locale), nous avons commencé des cours d’arabe tchadien et le centre culturel offre de très très bons concerts ! 

Le bon coté aussi c’est qu’il fait beau temps et 30° tous les jours. Et hein… il fait comment à Paris ? 

Je vous souhaite à tous une très bonne fin d’année et je salue particulièrement François qui part à Pouma au Cameroun (ouais on est voisins) avec la DCC !

Amaury 


La statue du Bon Samaritain à l'entrée de l'Hôpital

Réunion pour la santé au quartier...


...à l'africaine
Un mouton gagné à un jeux par texto, les petits voisins et la 205 GRD (Groland ?!?)

Souksouk ! (ça veut dire petite perle)

Carlos est son médecin personnel

Avec les pagnes on peut avoir la classe américaine...

...ou la franche touche !


Le terrain de foot


Léon le Camé est de retour
"Hop, je te fais les points noirs."




lundi 26 août 2013

Emportés par la boule...

Bonjour à tous !

Nous voilà de retour après une grooooooooosse coupure d’internet. Au début j’ai pensé que ça allait revenir bientôt, après quelques jours j’ai commencé à devenir fébrile et à me demander ce qu’il se passait sur facebook, les sites d’info. Après deux semaines je me roulais par terre en ayant des hallucinations de mails et je skypais avec des personnes imaginaires sur mon ordinateur éteint… Puis après trois semaines le manque était passé, j’étais devenu une sorte de Buddha pour qui internet n’avait plus d’importance… et quand la ligne a été rétablie je me suis rué sur le wifi pour rattraper tout ce que j’avais manqué… Je plaisante bien sûr mais ca fait du bien de se reconnecter et d’avoir un peu de nouvelles.


Ici à N’Djamena la vie se passe sans encombres pour nous. Je ne dirai pas qu’une petite routine s’est installée car il y a toujours des imprévus et des nouvelles choses à faire mais on commence à avoir nos marques et nos petites habitudes. 


Coté culinaire (pour toi Daniel) nous avons découvert « la boule ». Aucun rapport avec Fort Boyard, c’est le plat traditionnel national. C’est une pâte sous forme de boule qui peut être faite avec du mil, du riz, du blé, du sorgo, du maïs... un peut tout en fait et qui est accompagnée d’une sauce qui est tout aussi variée. Avec Tiphaine, une autre volontaire, nous avons mis la main à la pâte pour préparer une boule de farine de riz à la sauce gombo et viande :-) sur les conseils de Josiane,  une amie tchadienne. 


La sauce est sur le feu
Je précise que normalement il est impensable qu’un homme fasse la cuisine au foyer (même s’il travaille en tant que cuisinier). Au nom de la curiosité, j’ai donc transgressé une règle immémoriale si importante que je devrais refaire un stage interculturel DCC pour me remettre à niveau. Je ne sais pas si cette règle fonctionne aussi avec la vaisselle (pour mes anciens colocs ;-). 

Après deux heures de découpage, cuisson et remuage (avec une cuillère d’un mètre) arrive le moment curial du formage de la boule ! A l’aide d’une calebasse, il faut d’un geste sec, former la pâte pour en faire une boule bien lisse. Le tout se mange dans un plat commun et de préférence avec les mains. 


Là, la farine commence à coller !

Au final c'est assez bon !

Notre recette était assez bien réussie et j’ai pu goûter la sauce tomate au varan qui avait déjà été préparée. 

Vous pouvez retrouver la recette complète de la boule au gombo frais sur le blog de Tiphaine. 
http://www.chad-badabada.com/ 
Attention c'est un site de boule...



Une chose très importante au Tchad, c’est d’écouter les informations à la radio le soir. On peut apprendre les nouvelles très utiles comme la décision de rendre le lendemain férié… En l’occurrence c’était pour « fêter » le début du procès d’Hissène Habré. Si tu n’es pas au courant, tu arrives au travail un matin où il n’y a personne et tu croise finalement quelqu’un qui te dit « tu n’as pas écouté la radio hier soir ? Ils ont dit que c’était férié aujourd’hui ! » … … … De même si le jour férié tombe un  dimanche ce n’est pas grave car le lundi sera déclaré chômé… Bon c’est vrai qu’à l’école en France j’ai rêvé de ça mais quand il y a quelque chose d’importantes à faire au travail c’est un peu gênant. 
Un peu moins drôle, les taxis motos ont été interdits du jour au lendemain pour des raisons de sécurité. Le problème est que des milliers de tchadiens vivent de ce métier et des dizaines de milliers ont besoin de ce mode de transport pour se déplacer et aller travailler. 


Sinon je me suis lancé dans le la création de lampion en calebasse (et oui il faut bien s’occuper quand il n’y a pas l’électricité). L’idée est de découper dans des calebasses des formes. Pour le moment c’est expérimental mais je posterai des photos des plus jolies. En tout cas j’ai déjà des commandes ! Mon empire des lampions en calebasse règnera bientôt sur le monde !!!


Voilà, cela va faire presque trois mois que nous sommes arrivés au Tchad et vous êtes nombreux à me manquer. 

A bientôt,

Amaury 



A N'Djamena les hippopotames côtoient la ville (heureusement ils restent dans l'eau)

Pêche sur le Chari


Le bord du Chari toujours

Le dessus de l'hôpital et la statue du Bon Samaritain

Le quartier de Walia

La pluie arrive !

Oui, super la pose, penche un peu la tête... voilà !
Oh ! Gisèle un paparazzi !

dimanche 14 juillet 2013

Bribes de la vie Tchadienne

Bonjour,

Voilà un peu plus d'un mois que nous vivons au Tchad, autant dire rien du tout. 
Ce pays est tellement éloigné de la France en tous points qu'il nous est très difficile de le comprendre. Je vais vous faire part de quelques-unes de nos observations et parfois de mes interprétations qui n'engagent que moi.

Lorsqu'on rencontre une autre culture on se rend compte de la relativité/subjectivité de nombreuses notions : 

La politesse par exemple, ici pas de « svp » et le « merci » n'a pas tout à fait le même sens que chez nous. Il peut vouloir dire merci mais aussi ok ou bien il sert à achever une conversation de façon très nette. Le tutoiement est la norme même entre soignant et patient.
En revanche il faut saluer tout le monde, on sert la main aux passants qu'on ne reverra sans doute jamais.
Je pense que les Tchadiens entre eux ne se saluent pas autant mais ils peuvent devenir susceptibles si les « blancs » ne leur disent pas bonjour. 
Ils nous appel les « nassaras », ça viendrai de Jésus de Nazareth. Au début nous nous agacions d'être hélé de cette manière, parce que les gens nous crie « nassaras nassaras ! »de loin, parfois pour dire bonjour, d'autres fois pour tenter de nous vendre quelque chose. Aujourd'hui ils commencent à nous connaître et le font moins ou alors nous ne les entendons plus. Nous habitons dans un quartier populaire et il y a très peu de blancs.

Pour ce qui est du confort, j'ai été un peu choqué quand nous sommes entré pour la première fois dans ce qui serai notre maison pour les 2 années à venir. Je m'attendais à un peu plus de confort et Amaury à moins (il connaissait déjà l'Afrique, pas moi!). Nous n'avons pas d'eau chaude, pas de cuvette sur les toilettes (ça ça devrait pouvoir s'arranger), pas de frigo, les coupures d’électricité sont très fréquentes, pas d'internet chez nous évidemment et parfois pas d'eau au robinet. Bien sûr l'eau est froide et pour l'instant c'est supportable mais en Décembre quand il fera 12° le matin... 
Aujourd'hui je me suis habitué à tout ça et puis quand je vois comment vivent les gens de notre quartier, je relativise ! Il y a aussi une minorité qui vit très bien, à la manière Européenne mais ça c'est de l'autre côté de la ville.

La pudeur reste ma principale interrogation. Nous sommes dans un pays à majorité musulmane où il ne faut pas montrer ses épaules, ni ses genou mais par contre les femmes peuvent sortir leurs seins sans problème et faire ses besoins n'est pas une affaire privée. Les WC sont collectifs !
Les hommes, s’ils sont amis se tiennent la main dans la rue, les couples jamais ! D'ailleurs les femmes sont toujours entre elles, et les hommes entre eux.

A part ça...
Les femmes et parfois les hommes portent des choses extrêmement lourdes et volumineuses sur leurs têtes avec une aisance déconcertante.
On croise rarement une femme qui ne porte pas un bébé sur son dos.
Les gens vivent dehors, les maisons sont toutes petites et puis il fait moins chaud à l'extérieur.
Les expressions sont curieuses : « ton nom c'est qui ? » , on trouve aussi « c'est comment ? » qui veut dire « ça va ? ». On répond : « ça va un peu » ou « ça va mieux » ou «  ça va encore ». Beaucoup ne diront jamais qu'ils vont bien, d'après ce que j'ai compris c'est parce qu’ils pensent que si les esprits entendent ça ils pourraient leur nuire. A confirmer !

A l'hôpital : Les patients appellent Amaury « docteur » et moi « ma sœur ». Et oui ici tous les hommes blancs sont des médecins et les femmes blanches des religieuses.  Nous sommes dans un hôpital catholique. Il y a beaucoup de passages, des docteurs, sages-femmes... viennent pour quelques semaines ou quelques mois exercer leur spécialité et donner quelques cours aux étudiants en médecine et parfois aux étudiants infirmiers.

Ce poste est très décousu, je vous raconte comme ça me vient…il y a tellement à dire et pour une fois j'ai le temps.

Je termine avec notre petit voyage de la semaine dernière. Notre partenaire devait se rendre dans le sud là où il a fondé son premier hôpital et nous a proposé d'y aller avec lui pour observer comment il fonctionne, BANCO ! Nous nous sommes donc rendu à Goundi, c'est ce que nous appelons l'Afrique carte postale : le terre rouge, les petites maisons ronde, les enfants en haillons qui jouent très loin des parents et avec rien mais le sourire aux lèvres ! Ici les gens et surtout les enfants sont ravi qu'on les prenne en photo contrairement à N'Djaména.
Ces petites vacances ont tout de même un prix, le trajet : en 2 fois parce qu'il  a tellement plut que les routes étaient coupées (nous avons été accueilli chez les sœurs pour passer le nuit,) il pleuvait même dans la voiture. Nous avons du changer une roue et surtout les secousses... Il y avait du goudron sur une bonne partie heureusement mais le reste de la piste... des trous sur plusieurs mètres et presque un mètre de profondeur rempli d'eau. Bref le trajet a été difficile mais ça valait le coup !

Je m'arrête là pour cette fois. A la prochaine !


Joy


PS : Ce blog est visible par tous, vos commentaires aussi ; ) à bon entendeur...


A Goundi il ya des chèvres partout, parfois attachées, parfois errantes dans le village.

Les maisons sont rondes dans le sud pour pouvoir évacuer plus facilement l'eau qui tombe sur le toit.



Des chèvres tenues en laisse.
La "petite" église de Goundi.





Des chèvres partout ! Même sur les murs.

Cours de chant au village.


mercredi 26 juin 2013

Premiers pas à l'hôpital

Bonjour tout le monde !

J’avais prévu de vous parler des rues de N’Djamena mais la ville reste encore mystérieuse pour moi et il est assez difficile de prendre des photos. Il faut savoir diriger correctement l’appareil car il est interdit de photographier certains bâtiments et certaines personnes ne souhaitent pas être prises en photo pour différentes raisons. Bref, j’attends d’avoir un peu plus de matière pour faire un post sur le sujet.

Je dois dire aussi que je n’ai pas eu le temps de vraiment sortir car j’ai commencé à travailler à la pharmacie centrale de l’hôpital en tant que « Gestionnaire Comptable » :-) Il m’a fallu une bonne semaine pour commencer à comprendre le fonctionnement de l’hôpital, des différents services et des étapes de distribution des médicaments depuis le fournisseur jusqu’au patient. Bien sûr certaines choses m’échappent encore et je ne parle pas de la différence de culture ni des aspects médicaux !

Évidement dans une pharmacie les enjeux sont plus lourds que dans un commerce traditionnel puisqu’il ne s’agit pas de satisfaire le besoin du consommateur mais d’assurer, en partie, la qualité des soins dispensés aux patients. Les conséquences en cas de rupture de stock ne sont pas les mêmes…

Cependant comme dans toute structure les procédés peuvent être améliorés pour faciliter le travail du personnel, vérifier la bonne utilisation des produits, optimiser les commandes et au final réduire les dépenses de la pharmacie qui pèsent dans le budget de l’hôpital. C’est là que j’interviens :-) La tâche est immense et cela va prendre quelques mois pour modifier le système mais le plan d’action est établi ! Il reste à le confronter à la réalité et à gérer tous les petits « imprévus » qui pourraient s’immiscer dans la stratégie. Pour les membres du corps médical qui seraient inquiets de me voir jouer au petit pharmacien, je suis aidé par un docteur en pharmaco pour toute la partie scientifique :-)


Autrement la saison des pluies à bien commencée ! L’atmosphère se fait plus fraîche et plus humide (attention aux moustiques), des trombes d’eau s’abattent sur la ville et aujourd’hui certaines rues étaient pleines de boue et assez peu praticables.

Nous avons fait la connaissance des autres volontaires DCC de N’Ndjamena et même de certains de Sarh et Mongo. En prime nous avons assisté à des concerts pour la fête de la musique du 21 juin ! Je dois dire que c’était comme à Paris : de bons comme de mauvais groupes et un son poussé au maximum… digne de Jean-Michel Sature ! Bon, on est rentré à 20h30 … on n’a pas encore l’habitude de faire la fête par 35°… mais on y travaille.

Pour me faire pardonner d’avoir parlé de gestion comme dans un rapport de stage et d’avoir mis autant de smiley voici une série de photos avec en bonus des lézards et je vais pousser Joy à écrire un post (non parce que là je fais tout le travail).

A bientôt,

Amaury


Mon bureau annexe

Un arbre au bord du Chari

Des cormorans et un matin-pêcheur attendent le dîner au dessus d'une nasse

Coucou, je vais bien !

Couché de soleil sur le pont de Chagoua

Notre margouilla de compagnie dit "Frapkinkou" et sa copine



Je crois que c'est un gecko

Léon le camé

Tout tout tout petit (c'est la main de Joy)

Bises à tous !








lundi 10 juin 2013

Bonne arrivée !

Bonjour à tous,

Ça y est nous sommes arrivés à N’Djaména sans encombres après 15 heures de voyages et une escale à Adis Adeba.

Évidement en sortant de l’avion au Tchad la première sensation a été la chaleur, l’impression que les réacteurs de l’Antonov à coté de nous n’étaient pas éteints…

Rapidement le tumulte des contrôles de la frontière et la récupération des bagages nous ont mit dans le bain. Apparemment l’atmosphère est tendue depuis quelques mois. Mais cela n’a pas été un problème pour notre partenaire qui est venu nous chercher au plus près.
Nous avons traversé N’Djaména en passant par l’avenue Charles de Gaules, la place de la nation, le seul feu rouge de la ville et le « grand » pont pour les voitures jusqu’à notre quartier de Walia. Au fur et à mesure les constructions en briques ont fait place à celles en torchis puis à celles en bois aux toits de pailles. Mis à part que les voitures sont sensées rouler à droite il n’y a pas vraiment de code de la route… au carrefour les files de voitures et de motos se croisent, les piétons et les vélos sont là aussi mais doivent faire très attention pour ne pas être renversés.

Nous sommes arrivés à l’hôpital le bon Samaritain et nous avons découvert un petit microcosme qui rompt avec l’agitation de la rue. Nous habitons dans l’hôpital.

L'entrée de l'hôpital


Notre logement est très agréable pour le Tchad avec une chambre, un salon, une cuisine et une salle de bain. Comble du luxe il y a la climatisation dans notre chambre (!) ce qui nous permet de dormir sans transpirer… enfin sauf que les coupures de courants sont régulières et peuvent durer quelques heures. Nous sommes très conscients que notre niveau de confort est bien au dessus de celui des tchadiens moyens.


La maison. Non nous n'avons pas tout ;-)

J’allais oublier mais nous sommes au bord du Chari. Le fleuve offre un très beau paysage et un spectacle constant avec le passage des pêcheurs, des oiseaux et des personnes qui s’affairent sur la rive pour laver le linge et cultiver la terre. Hier nous avons raté les hippopotames mais c’est promis il y aura une photo dès que possible ;-)





Nous n’avons pas beaucoup d’informations sur nos futures tâches pour le moment. Joy a fait la visite médicale avec les médecins ce matin mais je n’ai pas encore vu la pharmacie. Mais tout vient à point à qui sait attendre… et nous attendons.

Aujourd’hui nous avons connu notre première « petite » pluie, la quatrième de la saison apparemment. Les nuages se sont accumulés au dessus de N’Djaména précédés d’un vent très fort qui a soulevé beaucoup de poussière et les premières gouttes sont tombées comme des obus qui mouillent la moitié du visage d’un coup. Puis la pluie est devenue plus fine et n’a finalement pas trop duré mais a bien rafraîchi l’atmosphère.


A bientôt, je vous parlerais des rues et de la vie en ville.

Amaury

jeudi 30 mai 2013

Départ le 7 juin

Salut à tous,

Ça y est le départ approche, le visa est en poche et les valises se préparent (mais se ferment déjà difficilement pour Joy). Pas facile de tout prévoir même si nous avons eu beaucoup de conseils. 
Dans les trucs bizarres que j'emporte on trouve: des enceintes d'ordinateur (merci Florent), des outils (oui je veux les miens!), une dizaine de bombes anti-moustique, des bottes (pour les inondations de la saison des pluies), une doudoune (non je déconne), un petit fer à repasser et des poêles (les deux derniers c'est vraiment si on a la place).

Arrivée à N’Djamena le 8 juin à 12h15, la météo prévoit les premières averses de l'année et entre 32 et 41°C (ça changera de Paris).

A bientôt,

Amaury

Ps : si vous achetez le courrier de Yvelines vous trouverez un petit article sur Joy et moi ainsi que sur un autre volontaire DCC. Et oui on est déjà des stars ;-) 

mercredi 8 mai 2013

Les préparatifs sont en marche !

Bonjour à tous !

Bienvenue sur notre blog pour suivre les aventures de Joy et Amaury au Tchad ! 

Nous partons début juin au Tchad en Volontariat de solidarité Internationale (VSI) avec la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC).
Nous avons une mission de deux ans au Centre Hôspitalier Universitaire "Le Bon Samaritain" à N'Djamena. Joy sera formatrice des futurs infirmiers et je gérerai la pharmacie de l'hôpital.

Joy n'a jamais eu de doute quant à notre départ, pour ma part j'ai longtemps hésité... On entend souvent parler du Tchad en négatif par les média et bien sûr la première idée qui vient à l’esprit est la guerre et les conflits qui animent la région. 
Difficile de se détacher des clichés mais au fil des témoignages recueillis j'ai compris que N'Djamena pouvait être une ville accueillante pour un petit français comme moi et qu'il y a beaucoup à faire !

Nous nous préparons au départ et il reste encore beaucoup à faire...
De l'administratif (bien sûr) mais aussi quelques vaccins, analyses et autres réjouissances.

On a aussi plein de choses à vendre, avis aux amateurs on fait des prix sacrifiés ;-) On a une Toyota Aygo, une Xbox 360 avec moult jeux, un ampli ampeg pour guitare basse.

Merci à tous ceux qui nous soutiennent et à bientôt !

Amaury