mercredi 26 juin 2013

Premiers pas à l'hôpital

Bonjour tout le monde !

J’avais prévu de vous parler des rues de N’Djamena mais la ville reste encore mystérieuse pour moi et il est assez difficile de prendre des photos. Il faut savoir diriger correctement l’appareil car il est interdit de photographier certains bâtiments et certaines personnes ne souhaitent pas être prises en photo pour différentes raisons. Bref, j’attends d’avoir un peu plus de matière pour faire un post sur le sujet.

Je dois dire aussi que je n’ai pas eu le temps de vraiment sortir car j’ai commencé à travailler à la pharmacie centrale de l’hôpital en tant que « Gestionnaire Comptable » :-) Il m’a fallu une bonne semaine pour commencer à comprendre le fonctionnement de l’hôpital, des différents services et des étapes de distribution des médicaments depuis le fournisseur jusqu’au patient. Bien sûr certaines choses m’échappent encore et je ne parle pas de la différence de culture ni des aspects médicaux !

Évidement dans une pharmacie les enjeux sont plus lourds que dans un commerce traditionnel puisqu’il ne s’agit pas de satisfaire le besoin du consommateur mais d’assurer, en partie, la qualité des soins dispensés aux patients. Les conséquences en cas de rupture de stock ne sont pas les mêmes…

Cependant comme dans toute structure les procédés peuvent être améliorés pour faciliter le travail du personnel, vérifier la bonne utilisation des produits, optimiser les commandes et au final réduire les dépenses de la pharmacie qui pèsent dans le budget de l’hôpital. C’est là que j’interviens :-) La tâche est immense et cela va prendre quelques mois pour modifier le système mais le plan d’action est établi ! Il reste à le confronter à la réalité et à gérer tous les petits « imprévus » qui pourraient s’immiscer dans la stratégie. Pour les membres du corps médical qui seraient inquiets de me voir jouer au petit pharmacien, je suis aidé par un docteur en pharmaco pour toute la partie scientifique :-)


Autrement la saison des pluies à bien commencée ! L’atmosphère se fait plus fraîche et plus humide (attention aux moustiques), des trombes d’eau s’abattent sur la ville et aujourd’hui certaines rues étaient pleines de boue et assez peu praticables.

Nous avons fait la connaissance des autres volontaires DCC de N’Ndjamena et même de certains de Sarh et Mongo. En prime nous avons assisté à des concerts pour la fête de la musique du 21 juin ! Je dois dire que c’était comme à Paris : de bons comme de mauvais groupes et un son poussé au maximum… digne de Jean-Michel Sature ! Bon, on est rentré à 20h30 … on n’a pas encore l’habitude de faire la fête par 35°… mais on y travaille.

Pour me faire pardonner d’avoir parlé de gestion comme dans un rapport de stage et d’avoir mis autant de smiley voici une série de photos avec en bonus des lézards et je vais pousser Joy à écrire un post (non parce que là je fais tout le travail).

A bientôt,

Amaury


Mon bureau annexe

Un arbre au bord du Chari

Des cormorans et un matin-pêcheur attendent le dîner au dessus d'une nasse

Coucou, je vais bien !

Couché de soleil sur le pont de Chagoua

Notre margouilla de compagnie dit "Frapkinkou" et sa copine



Je crois que c'est un gecko

Léon le camé

Tout tout tout petit (c'est la main de Joy)

Bises à tous !








lundi 10 juin 2013

Bonne arrivée !

Bonjour à tous,

Ça y est nous sommes arrivés à N’Djaména sans encombres après 15 heures de voyages et une escale à Adis Adeba.

Évidement en sortant de l’avion au Tchad la première sensation a été la chaleur, l’impression que les réacteurs de l’Antonov à coté de nous n’étaient pas éteints…

Rapidement le tumulte des contrôles de la frontière et la récupération des bagages nous ont mit dans le bain. Apparemment l’atmosphère est tendue depuis quelques mois. Mais cela n’a pas été un problème pour notre partenaire qui est venu nous chercher au plus près.
Nous avons traversé N’Djaména en passant par l’avenue Charles de Gaules, la place de la nation, le seul feu rouge de la ville et le « grand » pont pour les voitures jusqu’à notre quartier de Walia. Au fur et à mesure les constructions en briques ont fait place à celles en torchis puis à celles en bois aux toits de pailles. Mis à part que les voitures sont sensées rouler à droite il n’y a pas vraiment de code de la route… au carrefour les files de voitures et de motos se croisent, les piétons et les vélos sont là aussi mais doivent faire très attention pour ne pas être renversés.

Nous sommes arrivés à l’hôpital le bon Samaritain et nous avons découvert un petit microcosme qui rompt avec l’agitation de la rue. Nous habitons dans l’hôpital.

L'entrée de l'hôpital


Notre logement est très agréable pour le Tchad avec une chambre, un salon, une cuisine et une salle de bain. Comble du luxe il y a la climatisation dans notre chambre (!) ce qui nous permet de dormir sans transpirer… enfin sauf que les coupures de courants sont régulières et peuvent durer quelques heures. Nous sommes très conscients que notre niveau de confort est bien au dessus de celui des tchadiens moyens.


La maison. Non nous n'avons pas tout ;-)

J’allais oublier mais nous sommes au bord du Chari. Le fleuve offre un très beau paysage et un spectacle constant avec le passage des pêcheurs, des oiseaux et des personnes qui s’affairent sur la rive pour laver le linge et cultiver la terre. Hier nous avons raté les hippopotames mais c’est promis il y aura une photo dès que possible ;-)





Nous n’avons pas beaucoup d’informations sur nos futures tâches pour le moment. Joy a fait la visite médicale avec les médecins ce matin mais je n’ai pas encore vu la pharmacie. Mais tout vient à point à qui sait attendre… et nous attendons.

Aujourd’hui nous avons connu notre première « petite » pluie, la quatrième de la saison apparemment. Les nuages se sont accumulés au dessus de N’Djaména précédés d’un vent très fort qui a soulevé beaucoup de poussière et les premières gouttes sont tombées comme des obus qui mouillent la moitié du visage d’un coup. Puis la pluie est devenue plus fine et n’a finalement pas trop duré mais a bien rafraîchi l’atmosphère.


A bientôt, je vous parlerais des rues et de la vie en ville.

Amaury